Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 18:21

Tiraspol, capitale de la Transnistrie ou nous fîmes une courte visite il y a une semaine de cela, une des étapes en Moldavie, proposée par notre agence de voyage.

Je passe sur l'aspect surréaliste de cette capitale, qui rappelle l'URSS ou la Roumanie des années Ceausescu. Laideur soviétique des bâtiments publiques, grande pauvreté (50€ le salaire moyen) et corruption, les trois hideurs de ce pays.

Nous allons donc visiter une fabrique de caviar. Fabrique ou on élève des esturgeons, producteurs/accoucheurs de caviar. On nous a promis une dégustation à l'issue de la visite de l'usine. J'ai dit usine ? Oui, car c'est bien une usine ou l'on fait de l'élevage intensif, à la chaine, et quand je dis intensif, je suis en dessous de la vérité. Des cuves de 10m de diamètres et 2m de profondeur ou sont confinés une centaine d' esturgeons, des bestioles qui font 100 kg en moyenne. Faites le calcul de l'espace moyen par poisson. Vous allez faire "oh", comme je l'ai fait. Ces pauvres bêtes se cognent en nageant. Cette promiscuité provoque même du cannibalisme. Promiscuité n'est pas un vain mot dans ce cas. Les femelles subissent des césariennes pour l'extraction des oeufs tous les 7 ans. Un esturgeon, ça vit 130 ans en moyenne. Tu parles d'une vie. Vous pensez maltraitance animale ? Vous avez raison.

La responsable Russe de ce ghetto piscicole nous rassure. Ils sont bien traités. Mais comment donc. Pas ou peu de maladies. Des anti biotiques ? Non, enfin rarement, seulement quand il y a des maladies, parce qu'il y en a, de temps en temps, forcément. Je suis atterré. A part quelques exceptions, les personnes de notre groupe n'ont pas l'air de s'en émouvoir. Elles gobent, comme des poissons ce qu'on leur dit. Je pose quelques questions délicates. On me répond, mais j'ai l'impression de déranger, d'être impertinent. Une personne du groupe me fusille du regard. Le conformisme réagit.

Le caviar, c'est cher, très cher ( le Béluga: 20 000 € le Kg ), et ça se vend bien.  Il faut se donner les moyens d'en produire, à n'importe quel prix, dans n'importe quelles conditions, même les pires. 

Vient la séance de dégustation tant attendue. Dans le car, je salivais en y pensant. Devant les cuves j'ai avalé ma salive. J'ai eu la bouche sèche tout à coup.

D'abord, la séance d'intronisation dans la salle de dégustation. On nous initie au rituel. Comme le vin. Il faut mettre en bouche, garder pour chauffer, tourner la mixture avec la langue, mordre délicatement les grains, avaler par petites gorgées. Savourer entre deux lampées de champagne.

J'ai fait, tout comme on m'avait dit de faire (Coluche). Je pensais monter au paradis, de plaisir, mais ce fut l'étonnement, la déception. On s'est regardé avec ma douce, même constat: c'est bon, sans plus. Et dire que ça coute la peau des f....s. 

Nous regagnons le car. A la sortie de la ville nous passons devant l'imposante statue de Lénine, bienfaiteur de l'humanité (je plaisante), défenseur de la classe ouvrière (il a essayé). Pas loin du poste frontière, un char russe mal dissimulé sous une bâche surveille le secteur, discretement. 

Ce caviar avait décidément un goût amer.

Françoise Sagan se vantait d'en manger tous les jours, du caviar. C'est vrai qu'accompagné de champagne, d'un peu de coke, de cigarettes Dunhill, c'est le luxe qu'elle aimait tant.

De l'hédonisme dévoyé. Que dis-je, du sybaritisme.

 

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 11:13

Quand on va à l'étranger, on ne fait pas toujours bien attention aux us et coutumes locaux et aux règles de politesse en usage. On a tort. Je vais vous raconter une aventure qui m'est arrivée et qui le démontre.

Cette histoire s'est passée il y a une vingtaine d'années, alors que j'oeuvrais pour concrétiser sur le plan technique, un marché important avec les Egyptiens pour le compte de la société aéronautique ou je travaillais. A la fin des négociations, le général Shériff, qui menait les discussions du côté égyptien invite les coopérants chez lui pour les remercier, comme c'est l'usage. Juste retour de politesses. Nous l'avions bien traité lors de ses visites à Paris. 

Nous nous rendons à Héliopolis, banlieue chic du Caire où habite le général, pour un dîner.

L'habitation est cossue. La maison meublée avec goût. Notre général, outre son salaire dans l'armée travaillait la nuit comme consultant en architecture, discipline dans laquelle il avait été formé. Deux salaires donc, ce qui lui permettait de vivre confortablement.

Nous nous mettons à table, après un apéritif très sympathique. Son épouse avait préparé moult mets pour nous faire découvrir la cuisine égyptienne. Nous commençons par les hors d'oeuvres. Des plats à profusion. C'est exquis. Je termine mon assiette, après avoir félicité notre hôtesse, qui s'empresse de me resservir. Mon assiette terminée, je n'ai déjà plus très faim. Nous passons au plat de résistance. Le même scénario se reproduit. Derechef notre hôtesse nous ressert dès lors que notre assiette est vide, nonobstant nos refus polis. Même chose au dessert. Le supplice. 

Nous sortons de table repus, que dis-je, gavés, comme les oies. J'ai des nausées ainsi que mes collègues. Je n'ai qu'une envie, aller me soulager de la nourriture que j'ai ingurgitée.

Arrivés à l'hôtel nous en discutons avec mes collègues. Personne ne s'explique ce qui s'est passé.

Ce n'est que de retour à Paris, où je comprends. Des ingénieurs du secteur commercial qui connaissent bien les pratiques à l'étranger, m'expliquent qu'en Egypte, lorsqu'on termine son assiette, cela signifie qu'on en redemande, parce qu'on s'est régalé. En laisser un peu sur le côté de son assiette signifie qu'on ne souhaite pas être resservi. A l'inverse de la France où il n'est pas convenable d'en laisser.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 11:17

J'ai honte, rétrospectivement.

Dans les années 80, nous sommes allés avec mon épouse et quelques amis faire un voyage aux Etats Unis.

New York, la cinquième avenue, l'Empire State Building, les tours jumelles. Amateurs de jazz nous allons évidemment au Village Vanguard. Dexter Gordon est à l'affiche.

Nous décidons également d'aller voir les nègres à Harlem. Ca vous choque que je dise les nègres ? Ne soyons pas hypocrites, c'est ainsi qu'on les voyait les noirs, à cette époque, même si on ne les appelait pas comme ça.

D'ailleurs, nous allons écouter des "Negro spirituals" dans une église, rapidement. Il faut remonter dans le car, très vite. On ne sait jamais. Hors de question de faire une balade à pieds dans la ville. L'apartheid est générateur de rancoeur et de haine, forcément.

Harlem, un camp de concentration, parce que c'est comme ça qu'il faut l'appeler.  Séance de voyeurisme malsain. Harlem, ça se visitait comme était visité le ghetto de Varsovie, du moins au début. On nous avait dit: "Si vous y allez, faites attention, c'est dangereux" 

Dangereux pour quoi ? Pour la bonne conscience ? 

Oui, j'ai honte. Avec le recul, je me dis: "comment ai-je pu ?"

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 11:12

Si mes souvenirs sont bons, l'invention de la mini jupe est due à un Japonais du nom de  Takamaté

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 08:56

Un pêcheur sort une belle carpe d'un étang, et entreprend de l'occire. Après lui avoir arraché la gueule sans ménagement, pour décrocher l'hameçon, il la tape sur la pierre pour l'achever. A plusieurs reprises, car la bête a refusé de mourrir. Une dame passant par là, regarde le scène avec stupéfaction. Elle s'approche du bourreau et lui dit: « Vous n'avez pas honte de vous acharner sur ce pauvre poisson ?». Réponse du pêcheur: « Non, vous savez, les poissons ici, ils ont l'habitude »

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 17:20

Il y a des scientifiques comme Einstein qui ont, ce qu'on appelle couramment la science infuse, même si leur talent d'hommes de science s'est construit à partir de solides études. C'est la même chose en musique. Des musiciens comme Art Tatum ou Oscar Peterson avaient, ce que j'appellerais la "musique infuse". Dans l'échelle des perceptions que l'on a de sa propre compétence, il est couramment admis qu'on distingue 4 niveaux: 1er niveau: L'inconscience de son incompétence (cas d' un jeune enfant). Deuxième niveau: la conscience de son incompétence (début des études, de l'apprentissage). Troisième niveau: la conscience de sa compétence (cas du spécialiste, du professeur). Quatrième niveau: L'inconscience de sa compétence. Ces deux musiciens sont à ranger dans le quatrième niveau. C'est ce qu'on appelle des génies.

Tout ceci reste vrai pour d'autres disciplines artistiques comme la peinture, la sculpture, etc...Bien évidemment.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 17:41

ONU comme Organisme de Non Utilité publique. C'est à dire, d'inutilité publique.

L'Arabie Saoudite vient de faire son entrée à la commission des droits de la femme à l'ONU.

Amusant...

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 17:05

La réduction du chômage, à côté, c'est de la gnognotte.

Moi, je dirais que c'est "mission impossible". Je parie qu'au fil du temps on va découvrir que nos ministres intègres et conseillers vertueux ne sont pas si vertueux que ça, qu'ils ont de l'appétit, que la tricherie est une seconde nature. Notre volatil favori va nous sortir du placard des affaires auprès desquelles les costumes de Fillon ne sont que de minables affaires. Evidemment, je souhaite de tout coeur me tromper.

On verra. 

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 15:34

Je faisais ma préparation militaire en 1958 dans les parachutistes, les Paras, à l'époque. Pourquoi avoir choisi les paras ? Je ne sais. Peut-être à cause du prestige dans l'esprit du public, de ce corps d'élite. Le treillis, le bêret rouge, ça vous pause un homme. Succès assuré pour la drag.

Nous sautions à Orléans et Persan Beaumont. De DC3 et de Transall. J'ai sauté dans l'armée une dizaine de fois. A chaque fois j'ai eu peur, mais j'ai sauté. Ca s'appelle: jouer à se faire peur. On aime ça quand on est jeune. Je me rappelle très bien du premier saut, à Persan Beaumont. L'avion décolle un beau matin avec une trentaine de parachutiste à bord qui serraient les fesses de trouille. L'avion se présente sur la "droping zone". Le klaxon retentit, assourdissant, agressif. Nos mousquetons sont crochetés sur le cable de retenu (saut a ouverture automatique). Le largueur se met à la porte, regarde le terrain, puis commande la vague de sauts. Le premier: "GO" saute sans hésiter Le deuxième: "GO", pareil. Le troisième "GO", s'approche de la porte, puis se recule d'un mètre dans l'avion. Le largueur envoie alors un magistral coup de pied dans le cul de l'hésitant. La violence du coup est telle que celui-ci se trouve propulsé violemment à l'extérieur de l'avion. Moi, j'étais derrière. Ca aurait dû me faire rigoler, mais je suis resté coi. Ne souhaitant pas avoir le même traitement je me  suis présenté à la porte et, sans hésiter une seconde, j'ai sauté. Après, ça va vite, jusqu'à l'ouverture du parachute. Et là, c'est le grand bonheur, la jouissance. C'est un moment très fort...

Au "debriefing" après le saut, notre adjudant recueille nos impressions. Mon copain catapulté est content. L'adjudant lui, demande: « Tu n'as rien senti quand tu as sauté ?» « Non, je n'ai rien senti » répond mon copain.

La deuxième histoire se passe à Orleans. Nous venions de sauter et regardions la dernière vague de parachutistes qui venaient d'être largués. 9 parachutes ouverts. Le dernier ne s'ouvre pas. C'est ce qu'on appelle une torche. Les haut-parleurs au sol donnent l'ordre au parachutiste d'ouvrir son parachute ventral de secours. “N°10 ventral, N°10 ventral". Il ne se passe rien. Cela dure plusieurs secondes. Constatant que la chute était inévitable, que l'irrémédiable était en train de se produire, l'adjudant se tourne alors vers nous et commande un "garde à vous", ce que nous faisons. Et là à quelques mètres du sol, alors que tout semblait fini, le parachute ventral de notre copain s'ouvre en claquant fortement, comme un coup de tonnerre. Nous soupirons tous de soulagement.

J'ai pleuré de joie.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 11:20

Dans les années 80, nous étions une poignée d'amis dans l'entreprise aéronautique où je travaillais à nous intéresser à ce qu'on appelai à l'époque, le vol libre. Le technologie des ailes souples à profil delta inventée par la NASA était tombée dans le domaine public. Ce faisant nous avions été à même de récupérer les plans de ces ailes. Nous avons donc entrepris de construire de telles ailes et commencer à voler, avec l'intention de promouvoir une activité sportive originale. Rapidement cette activité s'est développée et les premiers essais ont eu lieu. Je dois dire que ce genre d'engin n'était pas facile à manier. Les vitesses de décollage et d' atterrissage étaient importantes (10m/sec environ, soit 36 Km/h). Pour les atterrissages, le plus souvent cela se faisait de façon ventrale, procurant quelques fois des bobos. Les bouses de vache dans les pâturages ou nous atterrissions amortissaient parfois le choc. Pour le décollage, c'était plus critique. Un vent de face d'au moins 10m/sec était nécéssaire pour éviter un décrochage au départ. Le décollage était donc délicat et demandait beaucoup d'attention. Nous n'avions pas le droit à l'erreur.

Le vol en lui-même était relativement confortable et sans difficultés notables, si l'on prenait garde d'éviter les incidences trop faibles, incidences qui risquaient d'occasionner un piqué irréversible. Je me rappelle qu'à cette époque il y eut quelques accidents mortels dont la presse s'était fait écho. Nous étions les précurseurs de ce sport, et, il faut bien le dire nous avions l'image de "cracheurs de feu".

Un beau Dimanche de mai nous décidons de faire un vol sur les falaises de Rouen. Hauteur, à peu près 100m. Nous nous équipons sur l'aire de départ et attendons le vent propice au décollage. Une foule de curieux se tient sur l'aire de départ et nous sommes obligés de temps en temps de demander aux spectateurs de se tenir à l'écart. Mes copains décollent. Vient mon tour. Je me prépare donc. Une spectatrice est à côté de moi et me gêne. Je lui dis de se pousser et elle me demande si depuis ce matin il y a eu des accidents. Je lui réponds que non. « Pas de morts ?» me dit-elle. « Non, pas de morts, désolé » « ah bon ». « Poussez-vous, s'il vous plait, vous me gênez »

Elle a l'air déçue

Le vent est là. Mon moniteur me fait signe de décoller, ce que je fais, sans problème. Bon vol. Atterrissage sur les pieds. Nous faisons 4 vols dans la matinée. Notre spectatrice n'en revient pas. Elle va pouvoir raconter ça à ses amis avec peut-être, le regret de ne pas faire sensation.

Pas d'accidents mortels.

 

 

 

 

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article

Présentation

  • : Chroniques sociétales terriennes impertinentes. Histoires vraies.
  • Chroniques sociétales terriennes impertinentes. Histoires vraies.
  • : La société et ses absurdités.
  • Contact

Recherche

Liens