Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 16:17

Ca commence.

 

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 10:40

Je ne parle pas de l'homme, quoique, mais de ce qu'il a suscité.

Moi, je n'ai pas été voter. "Qui ne dit mot consent" me direz-vous. Pas si simple, pour ne pas dire simpliste. Abstention-record à la présidentielle, ainsi qu'aux législatives, c'est la manifestation d'un certain "ras-le-bol" des électeurs et de sa défiance vis-à-vis des hommes politiques. Les règles du jeu démocratique ne sont plus respectées. Qu'est-ce qu'on fait quand les gens trichent ? On s'en va. Voilà, c'est tout simple. 

Rupture du contrat social.

Macron qui est quelqu'un d'intelligent et de rusé l'a bien compris. Il fallait un homme providentiel, un outsider. Des gens de la société civile ont été sollicités. Michel Onfray a même été préssenti. Avec la déroute du parti socialiste, la disqualification de la droite avec l'affaire Fillon,  qu'est-ce qu'il a fait, Macron ? Il s'est dit pourquoi ne pas endosser le costume du général de Gaulle ?

Le sauveur, l'homme providentiel. C'est ça qu'ils veulent les Français. Je vais leur faire le coup du Général de Gaulle (sans l'appel du 18 juin). Et comme ça, « je vous ai compris» et le tour est joué. Stature verticale, allure Jupitérienne, je vais descendre le champ de Mars, d'un pas lent et mesuré, l'allure militaire (sans l'uniforme)

Oh, mince Hidalgo refuse. Ce n'est pas grave, je vais me rabattre sur la cour du Louvre. Le Louvre, c'est la culture, ça va marcher.

Et ça a marché, lentement, en prenant son temps. Je choisis un Premier ministre de droite. Je lui demande de constituer une équipe en "ratissant large", comme de Gaulle.

Quel homme, ventre bleu. Il va nous sauver, c'est bon sang bien sûr. De Gaulle l'a bien fait.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 15:13

Nous sommes en 1960. Le jazz be bop atteint des sommets. 

Avec mon copain Daniel qui faisait la même école d'Ingénieurs que moi, nous allions de temps en temps, les samedi soir écouter du jazz au Blue Note, club Parisien situé au rond-point de champs-Elysées, un club mythique, la Mecque du jazz en Europe. Clint Eastwood l'a fait figurer dans son film: "Bird" On y voit Bud Powell, que nous avons eu la chance d'écouter. D'autres musiciens, comme Kenny Clark, Jimmy Gourley, Max Roach, Lou Benett., Benny Golson, Sonny Stitt. J'en passe et non des moindres.

Arrivés vers 22h il n'était pas rare que nous en sortions au petit matin, repus, gavés de jazz. 

Le problème pour lui était de trouver un métro, et pour moi, un train de banlieue. A cette heure, pas de trains, ni de métros. Nous décidions alors d'aller passer le temps dans un bistro encore ouvert, non loin de la gare Saint-Lazare. Nous étions un peu fous, il faut l'avouer. 

Daniel et moi, en dehors du jazz étions passionnés de sciences et de technique. Et donc pour passer le temps, nous commentions le dernier cours de math ou de physique. Il nous prenait parfois l'envie de refaire des démonstrations de théorèmes qui nous avaient interpellés. Lorsque le serveur débarrassait notre table, il était très étonné de voir que la nappe en papier était couverte d'équations. "Les espaces de Minkowsky"  était un sujet de discussion. Je me souviens également d'une équation qui nous avait donné du fil à retordre. C'était l'équation d'Euler:

                                                             eiπ = -1

Pour les curieux, cette formule d'une grand simplicité, réunit en son sein un nombre transcendant: e, un nombre irrationnel: π, un nombre réel relatif: -1 et un nombre imaginaire: i.

C'est une formule assez magique, digne d'intérêt, non ?

Trêve de diversion, revenons en au Blue note. Mecque du jazz, ai-je dit, oui, mais aussi, plaque tournante de la drogue à Paris. Nous ne le sûmes qu'après. Un élève de mon école faisait du deal, tranquillement. Il s'en vantait, d'ailleurs. Pour lui ce n'était pas un problème de morale. C'était seulement une activité lucrative qui lui permettait de payer ses études et quelques "à-côté".  Il m'avait présenté au patron de l'établissement. Je me rappelle de son nom: Benjamin. Ben, comme l'appelaient les habitués. Comme je jouais un peu de jazz, celui-ci m'avait proposé de faire une petite prestation en première partie, juste avant Bud Powell ( rien que ça...). Il m'avait d'ailleurs invité à diner au "Pam Pam" une boite huppée des Champs Elysées, pour en parler, invitation que j'avais refusée poliment, supputant en fait, une proposition pour "dealer". Ma maman que j'avais entrainée un jour au Blue note m'avait dit en sortant:  «Tu as vu la tête des hommes dans ce club ? Ils ont tous des têtes de gangsters ». Elle n'avait pas tort, ma maman. En fait, c'en étaient.

7h du matin, les premiers trains et les premiers métros. Nous nous quittions en nous promettant d'y retourner la semaine suivante. 

Le jazz, pire que la drogue. 

 

 

 

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 10:30

En écoutant une conférence de Michel Onfray, j'apprends avec stupeur que selon Nietzsche, l'amour ne serait qu'une ruse de la nature pour nous inviter à copuler pour faire des enfants qui, a leur tour copulerons, tout ceci dans le but ultime d'assurer la pérennité de l'espèce. L'amour réduit à un acte de fornication. C'est pas très romantique tout ça.

.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 14:55

La raison du plus fort est toujours la meilleure.

                                        ("Le loup et l'agneau" Jean de La Fontaine)

Je bois mon café, ce matin là dans la chambre de l'appartement que nous avons loué pour les vacances d'été à Saint Jean de Luz. Il est 10h, nous sommes un mardi. Mon épouse est partie faire le marché avec ma belle-soeur. Stéphane, Alexia, mes enfants et Gilles et Christelle, les enfants de mon beau-frère jouent dans la pièce voisine. Aymeric, notre petit dernier, âgé de 4 ans est sous la douche. Soudain, j'entends Aymeric pleurer. Je vais voir ce qui se passe. 

« Papa, j'ai froid, l'eau est froide »

Je constate effectivement que l'eau est glacée, et retourne à la cuisine pour voir si le chauffe-eau ne s'est pas éteint. C'est effectivement ce qui s'est produit. Une légère odeur de gaz. Sans réfléchir, je m'approche du chauffe eau et craque une allumette. Une violente détonation se produit qui a pour effet de me projeter en arrière. Un dard de flamme vient me lécher l'épaule. Conscient qu'un grave accident est en train de se produire, je cours vers la pièce ou sont les enfants. Je les compte, ou du moins je crois les compter. Les miens et ceux de mon beau-frère. Nous descendons précipitamment les escaliers et débouchons dans la rue. Des passants se sont arrêtés en entendant l'explosion. Après quelques minutes, je vois arriver Jacqueline et ma belle-soeur, rentrant du marché.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » me demande Jacqueline. « On a entendu une explosion, c'était dans l'appart ? »

Je lui explique, sans donner de détails.

« Tu as récupéré les enfants, ils sont tous là ? »

« Oui, ne t'inquiètes pas, ils sont là »

Jacqueline compte. Il en manque un.

« Ou est Aymeric ? »

Nous cherchons autour de nous. Jacqueline appelle.

« Aymeric, où es-tu ? » Pas de réponse. Et là, je réalise brusquement. J'ai oublié Aymeric sous la douche. Pire, je me rappelle que je n'ai pas coupé l'arrivée de gaz. La situation est gravissime.

« Je retourne le chercher »

« Fais attention il peut y avoir une explosion »

« Je sais »

Je me précipite dans l'appartement. Un passant qui avait écouté la conversation me propose de venir avec moi.

« C'est trop dangereux, Monsieur. Merci en tout cas » Il vient quand même. Quel courage !

Nous montons les marches quatre à quatre et arrivons dans l'appartement. Une très forte odeur de gaz prend à la gorge. Je trouve Aymeric en pleurs sous la douche, grelottant. Le Monsieur courageux est à côté de moi. Il va voir dans la cuisine, coupe le gaz et ouvre les fenêtres. Nous sortons dans la plus grande précipitation. 

Ouf, ça n'a pas explosé. Les pompiers sont là. Ils ont sécurisé la zone et pénètrent dans l'appartement. Après plusieurs minutes le calme revient. Je raconte mon histoire à un responsable qui me conseille de regarder si l'installation n'était pas défectueuse. Le Monsieur courageux a disparu. Je ne peux pas lui prodiguer les remerciements que je lui devais. On me dit que l'explosion a été entendue à plusieurs kilomètres.

Plus tard après avoir fait constaté par des policiers la vétusté de l'installation de gaz qui avait manifestement eu pour conséquence cet accident, je me rends au commissariat de police afin de porter plainte. Je rencontre par la suite le bâtonnier du palais de justice et lui explique mon affaire. Celui-ci me fait clairement comprendre que si je suis en droit de demander des réparations, ma plainte n'a que très peu de chance d'aboutir, encore moins de déboucher sur un quelconque dédommagement.

« Pourquoi ?» lui demandais-je.

« Monsieur, vous n'êtes pas chez vous, ici. Vous êtes en Pays Basque, sachez le. »

« Oui, et alors ?»

« De même qu'il existe une loi de la montagne, il existe une loi des provinces loi qui devient "La loi". Surtout quand ces provinces revendiquent une certaine autonomie, ce qui est le cas ici. Les Parisiens ne sont pas vraiment les bienvenus, vous le savez. Je vous oriente vers un avocat, si vous le souhaitez. Mais bon courage ».

J'ai été courageux jusqu'au bout. Je me suis battu durant deux ans, puis j'ai baissé les bras. Je n'ai pas pesé lourd dans cette affaire.

Le bon droit n'a pas triomphé.

.

Tu supporte l'injustice. Console-toi, le vrai malheur est d'en faire.

                                                                       (Démocrite)

                                        

    

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 13:47

J'offre une forte récompense au premier qui entartera Stéphane Bern.

Depuis le temps que j'en rêve...

Si un jour ça se réalise, on pourra dire qu'il l'a cherché, franchement...

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 17:51

Il faut s'en méfier comme de la peste. Quand un fait se produit, il peut arriver qu'on identifie une cause, parce qu'il y a eu simultanéité, donc qu'en terme de probabilité la relation cause ---> effet est très probable. Ce n'est qu'une impression.

Un jour de décembre en 1975, j'étais garé sur un parking bordant les Champs Elysées, parti faire quelques courses. Il était 19h. Revenant, je monte dans ma voiture et met le contact. L'avenue s'est immédiatement éclairée de mille feux. J'ai eu l'impression que mon action sur la clé avait déclenché l'allumage de l'avenue. Simple coïncidence, me direz-vous. Oui, sauf que la probabilité pour qu'il y ait eu cette simultanéité était extrêmement faible. J'ai su par la suite que la commune de Paris faisait des essais d'illumination pour le nouvel an.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 15:14

L'hôpital Mondor, l'usine à malades.

On vient de me remonter de la salle de réveil. L'opération a duré plus de temps que prévue. Une tumorectomie du plancher buccal. Une tumeur maligne, conséquence d'un tabagisme sans limite, irréfléchi. Il fait nuit. Je me réveille lentement. Un interne me sourit pour me réconforter. Il me prodigue des conseils. Ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. L'opération me dit il s'est bien passée. J'ai à côté de moi une ardoise pour communiquer, car je ne peux pas parler. La figure tuméfiée comme si je sortais d'un match de boxe en en ayant pris plein la poire...Il me montre le bouton pour appeler en cas de problèmes. « Si vous avez mal, appelez l'infirmière pour qu'elle vous administre de la morphine, elle est au courant ». « Votre épouse viendra vous voir demain. Bonne nuit »

La dessus, j'essaye de m'endormir pour faire passer le temps, pour qu'il passe vite, le plus vite possible, pour que ce moment ne soit plus qu'un souvenir. Dans la nuit, je me réveille car j'ai mal. La douleur que j'ai essayé de supporter gagne du terrain et devient insupportable. Je saisis la poire sur le côté du lit et appuie pour appeler l'infirmière. Une lampe rouge s'est allumée. J'entends dans le haut parleur: « oui ? ». J'appuie de nouveau. « oui, qu'est-ce que vous voulez ?» Nouvel appuie, car je ne peux pas me faire entendre.  « Oui, j'ai entendu votre appel. Vous avez besoin de quelque chose ?» Je persiste « Ecoutez, je ne suis pas sourde qu'est-ce que vous voulez ?» J'appuie deux  fois, trois fois.

L'infirmière entre dans ma chambre. Une grosse Martiniquaise (ça y est, je vais me faire traiter de raciste). Vous savez, l'infirmière martiniquaise comme dans le sketch des Inconnus sur l'hôpital. Celle-ci entre dans la chambre, la démarche débonnaire, en se balançant de droite à gauche les mains sur les hanches. « Vous me faites déuanger, Monsieur. Qu'est-ce que vous voulez, la dis donc ?» avec un fort accent cuéole. Elle est furieuse. Je lui écris sur mon ardoise: « de la morphine s'il vous plait. J'ai mal, j'ai très mal »

J'ai ma piqure. Elle s'excuse du bout des lèvres.

On a sa fierté.

Je m' endors et ne peux m'empêcher de rire. Ca fait du bien. C'est mieux que la morphine.

 

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 15:20

L'excellence Française

En tennis, notre point fort à nous, les Français, c'est le revers.

Je  suis injuste. Nous avons gagné le double en fauteuil roulant. C'était d'ailleurs, sans ironie aucune, un beau match. Je l'ai regardé.  

 

La finale. Nadal vs Wawrinka (nationalité: Suisse)

Moi, le matin au p'tit déj, j'écrase mon petit suisse avec une petite cuillère.

Nadal, c'est ce qu'il a fait, mais avec une raquette.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 15:38

Parité oblige au nom de la morale non discriminatoire.

J'ai entendu ce matin à la radio d' Etat (Je parle de France Inter) la commentatrice qui parlait de pompières, des femmes qui combattent le feu. Il parait qu'il y a des chefs chez ces pompières. Pardon, des cheffes, des cheffes pompières.

Peut-être que ces pompières, quand elles s'expriment utilisent d'ailleurs un style pompier, des périphrases et des figures de rhétoriques pompières. Allez savoir. Ce serait cohérent en tout cas.

Repost 0
Published by blogalper
commenter cet article

Présentation

  • : Chroniques sociétales terriennes impertinentes. Histoires vraies.
  • Chroniques sociétales terriennes impertinentes. Histoires vraies.
  • : La société et ses absurdités.
  • Contact

Recherche

Liens