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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 09:38

L'Orchestre National de Jazz

Je me suis souvent posé cette question: Est-ce que le jazz a vraiment besoin d'une légitimité nationale pour exister ? Le jazz, c'est une musique quasi confessionnelle, reconnue d'utilité publique (ça n'engage que moi...), musique qu'on écoute dans des lieux fermés, des boites, comme on les appelle. Et ça depuis des lustres. Et c'est tellement plus sympa, tout près des musiciens à côté du piano ou de la contre basse, en osmose avec les musiciens, en sirotant un cocktail avec ou sans alcool.

Mais bon, les institutions étatiques ont décidé en 1986 d'officialiser sur un plan national (c'est un mal français) cette musique, à l'initiative de Jack Lang. L'ONJ prenait son essor. Comme la musique classique, des concerts dans des grandes salles avec le même apparat. J'ai assisté en 75 à un concert de jazz à l'Olympia avec Sonny Rollins. Il y avait 50 personnes, pas plus. Le "petit opportun", le "Dreher" ou le "New Morning", pendant cette période, étaient remplis.

Donc un samedi soir de l'été 89, on assiste avec mon épouse, à un concert de l'ONJ dirigé par Claude Barthélémy au théâtre André Malraux (700 places) de Rueil-Malmaison. La salle n'est remplie qu'à moitié. Dès la fin de la première partie, des spectateurs se lèvent et s'en vont. A l'entracte, j'entends des commentaires peu élogieux. Les gens s'emmerdent. Trop compliqué, disent-ils. « Ce n'est pas du jazz, c'est n'importe quoi » dit l'un d'eux. Nous restons quand même, avec mon épouse. La deuxième partie est pire. Des gens se lèvent en rouspétant et s'en vont, ce que nous faisons. En passant dans le hall, je prête l'oreille et j'entends vaguement des sonorités de blues. Ca vient du sous-sol. Nous nous y rendons. Un petit orchestre amateur est en train de répéter. Du pur bop des années 60. Magnifique. Nous restons près d'une heure à les écouter. Du vrai jazz, dépouillé d'artifices, sincère. Il faudra que je demande à Antoine Hervé, que je connais un peu, un authentique "bopeur", quelle empreinte il a marqué sur l'ONJ, et quel flambeau il a transmis à Claude Barthélémy.

Le jazz Français avait-il vraiment besoin de cela ?

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 11:46

« Toi, tu es trop belle pour mourir » lui dit Stenia, une kapo du camp d'Auschwitz.

Un destin bienveillant venait de s'intéresser à Simone Jacob, qui deviendra plus tard Simone Weil.

Merci Stenia, ton jugement aussi absurde soit il, a permis à cette femme d'être parmi nous. Elle n'est plus, je viens de l'apprendre, mais c'est une immortelle, n'est-ce pas ?

Michèle Cotta, l'ayant bien connue a donné son témoignage émouvant au 13h. C'était une femme de caractère à n'en point douter, de l'avis de tous. Mais mauvais caractère dans la vie professionnelle, ainsi que dans la vie privée.

Je me souviens d'un sujet de philo que j'ai eu à traiter au bac: « Quand on a du caractère, il est toujours mauvais ». Cet avis est de Guizot, homme politique et académicien comme Elle. J'ai mis une majuscule à elle tellement mon admiration est grande.

La rancoeur dans la poche, un mouchoir par dessus, elle a oeuvré pour une réconciliation avec l'Allemagne, réconciliation qu'elle pensait être une nécessité pour les générations futures. Quel courage, quelle intelligence, quelle grandeur d'âme. Ca n'a pas dû être facile pour elle. Admirable. Elle était pour une Europe des nations et non pas une Europe fédérale comme cela nous a été imposé.

La loi sur l'IVG, c'est elle, même si c'est Giscard d' Estaing qui en a été l'initiateur. C'est elle qui a porté le projet, et il a fallu bagarrer. 92% d'hommes à l'assemblée.

Jean d'Ormesson a très bien résumé, en conclusion de son discours de bienvenue à l'académie française, ce que l'on pouvait dire à cette femme. 

« Madame, on vous aime »

Oui, les Français vous ont aimé, Madame. Vous avez été leur préférée.

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 10:40

C'est quand même assez étonnant les trucs complètement fous que l'on fait quand on est jeune.

J'avais 18 ans. Ça s'est passé dans un appartement de l'avenue Niel, au 8ème étage lors d'une surboum, qu'on appelle maintenant soirée. Fin de soirée, nous avions bu plus que de raison.
Une copine qui habitait dans l'appartement à côté interrompt un slow langoureux pour nous demander de l'aide. Elle a été chez elle, et en sortant, elle a claqué la porte avec la clef à l'intérieur. Le système se verrouillant automatiquement elle s'est trouvée dans l'incapacité de rentrer dans son appartement. Après avoir examiné toutes les solutions, nous lui suggérons de faire appel à un serrurier, ce qu'elle refuse de faire, par peur de se faire engueuler par ses parents. Je me dirige alors vers la fenêtre et m'aperçois que la fenêtre de sa chambre n'est pas loin, et que cette fenêtre est ouverte. Je décide alors de m'y rendre. Après avoir escaladé la fenêtre de la pièce où nous étions, j'entreprends de longer le toit en ardoises, mansardé. Le petit muret sur lequel je marche n'est pas large, à peine 40cm. Je m'appuie sur le toit incliné à 80° à peu près et marche de côté, le dos collé au toit. J'ai un peu le vertige et je me force à ne pas regarder en bas des 8 étages. Sous mes pieds des éclats d'ardoise. À un moment, mon pied-droit glisse sur les éclats. J'ai peur tout à coup, mais la fierté prenant le dessus, je continue lentement ma progression. Une vingtaine de mètres séparent les deux fenêtres. Je n'en suis qu'à la moitié. Je ne peux plus reculer. Mes copains sont à la fenêtre et m'encouragent. « Fait gaffe Alain, il y a des morceaux d'ardoise. Prends ton temps ».
Après plusieurs minutes de progression, j'arrive enfin à cette maudite fenêtre. Sauvé.

Pour me témoigner sa gratitude, ma copine, qui était vachement canon, me fait un énorme baiser sur la bouche, une vraie pelle.

Avec la langue. 

Je l'ai bien mérité...

Tout le monde ou presque a fait ce genre de bêtise dans sa jeunesse. Que celui qui n'a jamais pissé dans un lavabo me jette la première pierre.

Comme quelqu'un me l'a dit par la suite : « Faut vraiment être con pour faire des trucs comme ça ».
J'admet.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:47

Ca n'est pas très facile de garder des sceaux, surtout quand ils sont pleins d'eau. Demandez donc à François Bayrou, l'arroseur arrosé.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 08:25

Dans les années 70, la France ayant proposé ses bons offices, un émissaire Français part faire une tournée en Afrique afin de trouver un compromis entre les tribus qui s'entretuent au Congo. Il rencontre pour se faire, ce qu'on appelait à l'époque un "roi nègre " local, à la réputation sulfureuse, qui fait régner la terreur. Les autochtones l'appellent: le roi sanguinaire. Invité par celui-ci à déjeuner, la conversation achoppe à propos d'une entente avec son rival. Le "roi-nègre" dit à l'émissaire: « Vous aimez bien M'bo Ngassa um'be ?» L'émissaire répond: « oui, je l'aime bien » Le petit roi lui répond: « Reprenez-en ».

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:10

Vous avez certainement entendu parler de cette jeune fille aux Etats-Unis qui a lancé une invitation sur Facebook à un cocktail pour son anniversaire, a quelques un(e)s de ses ami(e)s trié(e)s sur le volet.

Ils se sont retrouvés à plus 500 à l'heure convenue. Surprise des parents...

Les amis de mes amis sont mes amis. L'effet boule de neige. C'est un des effets pernicieux de Facebook, mais pas le seul.

Je donnais des cours d'harmonie à une bachelière habitant mon quartier. Une jeune fille "très comme il faut", toute propre sur elle, d'un commerce agréable. Bref, qu'on aimerait avoir comme fille. Gentille comme tout, et bien élevée. Un jour, je reçois une notification de Facebook: "une de vos connaissances vient de publier sur Facebook". En général, je ne fais pas attention à ce genre de message, j'en reçois tellement. Par curiosité, je vais voir, reconnaissant le nom de ma protégée. Et là je vois une photo d'elle entourée de copains, avec une bulle ou est écrit: « Tous en pull, on s'encule ». 

Ouaha, 

C'est pas grave en soit, mais bon, ça ternit légèrement l'image que je m'étais faite de cette jeune personne.

C'est quand même redoutable, Facebook. Si vous n'y prenez pas garde, ça vous met à poil au vu de tous.

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 14:55

Un journal londonien titre: "Une mosquée attaquée par un terroriste kamikaze"

C'est de la concurrence déloyale.

Ah, cette mode du suicide, dirait Lombard.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 10:58

« Les génies, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnait », pour parodier Michel Audiar quand il parlait des cons. Un samedi soir de mai 87, nous allons à un concert de jazz à Rueil-Malmaison. Dizzy Gillespie se produit avec son "big band". C'est prometteur. Je suis tout excité à l'idée que nous allons écouter et voir un des "monuments" du jazz. Un géant qui, avec Charlie Parker, a fait décoller dans les années 50 le Be-Bop.

La première partie se passe plutôt bien. Pas mal de "standards". Le public applaudit à tout rompre.

Conforté dans son succès et la vague d'enthousiasme qu'il a déclenchée, le maitre décide, en deuxième partie, de nous en mettre plein le vue, enfin plein les oreilles. Pas en niveau sonore, mais en difficulté technique et en originalité. Après avoir introduit un thème que je ne connaissais pas, Dizzy se livre alors à une improvisation complètement délirante. Avec sa trompette coudée, et ses joues gonflées comme des baudruches, il essaye des sonorités, assez bizarres sur le plan musical. Des borborygmes inappropriés, hors de propos. Des pets musicaux. Dans la salle, quelqu'un se lève au milieu d'une respiration et crie: "Dizz, you're a genius". Le maitre s'arrête de jouer, regarde la salle avec stupéfaction, puis réalise ce qu'on vient de lui dire. Alors il en remet. C'est assez inaudible, à la limite du supportable. Ca dure 3/4 d'heure.

Oui, mais c'est un génie, on vient de lui faire savoir. Alors pourquoi pas ? On peut tout se permettre quand on est un génie. Demandez à Salvador Dali.

Cela me rappelle un concert qu'a donné en son temps Miles Davis à Bercy (dans les années 80, je crois).  Ce trompettiste, lui aussi exceptionnel, a improvisé sur "Frère Jacque" durant 1/2 heure. Le modal poussé à l'extrême. Une résolution 7ème de dominante --> tonique, très basique, pendant 1/2 heure. Fallait oser. 

Il a.

Personne, ce soir là ne lui a dit qu'il était un génie. Il le savait déjà...

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:17

Si l'Islam n'est pas politique, alors il n'est rien.

                                                           Rouhollah Khomeini

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 17:32

« Tu vas faire ce que je dis, bon sang, viens ici. Tu sais, je vais me fâcher. Y'en a marre de tes bêtises ».

Une maman à son petit garçon ?

Et bien non, une maitresse à son chien. j'ai entendu ça, tout à l'heure. Son chien a eu l'air de comprendre, parce qu'il est venu au pieds de sa maitresse. Comme quoi, on dit que les chiens ne sont pas intelligents. Ce n'est pas vrai.

La "charge sémantique" de cette phrase était quand même assez forte.

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